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| | | | | | | | | | 4e Colloque international de la Biennale de la langue française En prélude à la 24e Biennale de la langue française,
Tallinn, septembre 2011
4e Colloque international de la Biennale de la langue française
Vendredi 26 novembre 2010
Institut Télécom –Télécom ParisTech
Les réseaux sociaux : des mondes ? des outils ?
Participations actuellement annoncées :
Françis Jutand, Institut Télécom
Serge Proulx, Université du Québec, Montréal
Jean-Alain Hernandez, Institut Télécom
Georges Stamon, Université Paris-Descartes
Olivier Sagna, Université Cheikh Anta Diop, Dakar
Luc Bouiller, DGLFLF
Partenariats actuels :
Institut de la Francophonie numérique (O.I.F.)
Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF)
Institut Télécom – Télécom ParisTech
| Actes de la Biennale de Dakar 2008 Les actes de la XXIIe Biennale qui s'est tenue à Dakar du 4 au 6 novembre 2007 viennent d'être publiés et sont consultables en ligne
| Colloque international préliminaire à la XXIIIe Biennale de la langue française à SOFIA, samedi 29 novembre 2008, en Sorbonne Les identités francophones : le français langue de partage et d'ouverture,en Bulgarie et dans les pays du Sud-Est européen.
Ce colloque a reçu le patronage de L.E. Mme Irina BOKOVA, Ambassadeur de Bulgarie, M. Teodor BACONSCHI, Ambassadeur de Roumanie, M. Jacques LEGENDRE, Président de la Commission des affaires culturelles du Sénat, M. Étienne de PONCINS, Ambassadeur de France en Bulgarie et M. Pierre CONSIGNY, Président de l'Alliance France Bulgarie.
Sont intervenus :
M. Gueorgui JETCHEV, professeur à l'Université Saint-Clément d'Ohrid, président de l'Association des professeurs de français en Bulgarie. Les sections bilingues dans les lycées en Bulgarie, une forme originale de partenariat entre le français et le bulgare.
M. Antony TODOROV, professeur de sciences politiques à la Nouvelle Université Bulgare.
Une identité francophone : le choix politique et culturel de la Bulgarie.
M. Radu CIOBOTEA, conseiller diplomatique à l'ambassade de Roumanie en France. Le français, langue de communication européenne au moment des grandes crises traversées par la présidence française de l'Union Européenne.
M. René MEISSEL, agrégé de géographie, membre de l'association Provence-Bulgarie et de l'Alliance France-Bulgarie. Français et Bulgares, regards croisés.
Les interventions et les débats ont permis de dégager quatre pistes de réflexion qui seront exploitées lors des travaux de la Biennale de SOFIA.
1. Les caractères qui résultent d'une francophonie choisie. Son incidence sur l'identité francophone bulgare et celles des pays des Balkans : dimensions politiques et culturelles.
2. La mise en lumière des auteurs de ces pays qui ont choisi d'écrire en français.
3. Le rôle de la Francophonie pour conserver une identité nationale sans succomber aux nationalismes ou communautarismes dangereux.
4. L'idée de partenariat des langues appliquée aux langues des Balkans et à la tradition vivante d'un large multilinguisme.
Ce Colloque a été organisé en partenariat avec l'Organisation internationale de la Francophonie, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, l'Ambassade de France en Bulgarie et le Centre international d’études francophones de l'Université de Paris Sorbonne.
| XXIIIe Biennale de la langue française Elle s'est tenue à SOFIA du 29 octobre au 1er novembre 2009 sur le thème : Les identités francophones : le français, langue de partage et d’ouverture en Bulgarie et dans les pays du Sud-Est européen.
Sous le haut patronage de
Leurs Excellences Messieurs
|
Georgi PARVANOV Président de la République de Bulgarie |
Nicolas SARKOZY Président de la République française |
la 23e Biennale de langue française a traité du thème Les identités francophones : le français, langue de partage et d’ouverture, en Bulgarie et dans les pays du Sud-Est européen.
Ces questions ont été examinées par trente conférenciers représentant la Bulgarie, l’Albanie, la Croatie, la Macédoine, la Roumanie, le Sénégal, le Maroc, le Canada (Québec), la Belgique (Wallonie), la Suisse et la France.
Les échanges et les conclusions ont souligné l’intérêt de la présence des pays du Sud-Est de l’Europe dans la Francophonie.
1. Outre la permanence de traditions culturelles francophones anciennes, ces pays de francophonie « choisie » offrent en effet des usages, des pédagogies et des promotions du français qui ne peuvent manquer d’intéresser les autres pays, puisque tous, la France comprise, doivent eux aussi, d’une manière ou d’une autre, à un moment ou à un autre, « choisir » d’employer le français.
2. Ces pays ouvrent de nouveaux espaces de coopération internationale avec les francophones des continents africain et américain. Aux échanges tournés vers la France, s’ajoutent alors des échanges latéraux. Dans cette perspective, les travaux de la Biennale ont montré combien, par exemple, l’échange Balkans / Sénégal, ou Balkans / Canada était riche d’enseignement et de potentiel.
3. Enfin, ces pays justifient, si cela était nécessaire, les actions linguistiques de l’O.I.F. dans son « programme Europe ». Le capital essentiel de la francophonie est le français. Promouvoir la langue française est donc la condition sine qua non de l’existence de la francophonie linguistique et institutionnelle.
Ainsi se dessinent autant les contrastes de la diversité des identités francophones que leurs lignes de convergence. Mais, au-delà des cadres institutionnels et culturels en place, il est clair que demain, pour le meilleur comme pour le plus risqué, ce seront d’abord les espaces virtuels de la Toile qui serviront de marqueurs d’identité. Il importe donc que la francophonie soit présente dans les réseaux sociaux qui s’y développent et qui touchent tout particulièrement les jeunes. Les prochaines rencontres de la Biennale de la langue française seront attentives à ce monde des identités individuelles ou collectives numériques.
Parmi les autres moments importants de la 23e Biennale, on retiendra la séance d’ouverture à l’Université Saint Clément d’Okhrid, les messages de L.E. Monsieur Georgi Parvanov, Président de la République de Bulgarie, Marin Raykov, vice-ministre des Affaires étrangères, James Moore, ministre du Patrimoine canadien, Alain Joyandet, secrétaire d’État à la Coopération et à la Francophonie. La participation du président de la Biennale, le professeur Roland Eluerd, à l’une des cérémonies du 1er novembre consacrées à ceux qui furent les artisans de la Renaissance bulgare au 19e siècle. Enfin le gage d’avenir de la séance de clôture, où plus de 50 jeunes enfants ont reçu prix et certificats de participation à un concours d’expression écrite française.
Vœux adoptés par la 23e Biennale de la langue française
SOFIA 2009
Premier vœu
Considérant la nécessité d’appliquer réellement les principes d’ouverture, de partage et de diversité qui sont au cœur des idéaux francophones,
la 23e Biennale de la langue française souligne l’importance du projet de Dictionnaire des écrivains balkaniques d’expression française et souhaite qu’il reçoive les appuis universitaires et financiers qu’il mérite.
Elle souligne également l’importance de voir traduire les auteurs francophones dans les langues des pays du Sud-Est de l’Europe et, réciproquement, de publier en français les écrivains de ces pays, en particulier pour les faire connaître des professeurs de français de toute la Francophonie.
Deuxième vœu
Rappelant les conclusions de la 22e Biennale de la langue française, réunie à Dakar en 2007, sur l’unité de la culture et le fait que les usages d’une langue doivent tenir également compte des sciences et des arts,
et considérant que l’édifice de la Francophonie repose sur l’enseignement du français,
la 23e Biennale de la langue française souhaite que tout soit mis en œuvre pour que les professeurs de français disposent des moyens et des ressources qui leur permettront de faire découvrir à leurs élèves une langue de culture et de modernité.
Troisième vœu
Considérant qu’une langue n’est jamais un simple moyen de communication mais toujours, dans ses usages les plus utilitaires ou les plus culturels, une manière de comprendre le monde,
la 23e Biennale de la langue française applaudit le programme Europe de l’O.I.F. pour la formation en français des fonctionnaires internationaux de langue étrangère et souhaite que l’ « ardente obligation » d’employer le français dans les enceintes internationales soit fermement rappelée aux fonctionnaires français eux-mêmes.
Quatrième vœu
Considérant que la liberté de circuler est un élément fondamental du développement de la Francophonie,
la 23e Biennale de la langue française renouvelle le souhait que cette liberté soit favorisée, tout en étant conditionnelle et contrôlée, et soutient le projet de l’Alliance francophone pour un visa francophone qui permettra une circulation plus libre des créateurs de richesses culturelles et économiques dans l’espace de la Francophonie.
Пожеланията на 23-то Биенале на френския език
София 2009 г.
Първо пожелание:
Отчитайки необходимостта от реалното прилагане на принципите на откритост, споделяне и многообразие, които са в сърцевината на франкофонските идеали,
23-то Биенале на френския език подчертава значението на проекта „Речник на балканските писатели, пишещи на френски език” и желае той да получи университетската и финансова подкрепа, която заслужава.
Биеналето подчертава също значението на превода на тези автори на езика на страните от Европейския Югоизток и съответно публикуването на френски автори в тези страни, най-вече за да се запознаят с тях преподавателите по френски език от цялото франкофонско пространство.
Второ пожелание:
Напомняйки изводите на 22-то Биенале на френския език, заседавало в Дакар през 2007, относно единството на културата и факта, че употребата на даден език трябва да държи сметка за науката и изкуството,
и отчитайки, че конструкцията на Франкофонията почива върху преподаването на френския език,
23-то Биенале на френския език пожелава всичко да се устрои така, че преподавателите на френски език да разполагат с необходимите средства и ресурси, позволяващи им да разкрият пред своите ученици един език на култура и модерност.
Трето пожелание:
Отчитайки, че един език никога не е просто средство за общуване, а винаги е, както в най-утилитарната, така и в най-културната си употреба, начин за разбиране на света,
23-то Биенале на френския език аплодира програмата Европа на Международната организация на Франкофонията за подготовката по френски език на чуждоезичните функционери - международници и пожелава „горещото задължение” за употреба на френския език на международните форуми да бъде строго напомнено и на самите френски служители.
Четвърто пожелание:
Отчитайки, че свободата на движението е фундаментален елемент за развитието на Франкофонията,
23-то Биенале на френския език подновява пожеланието тази свобода да бъде улеснена, като в същото време остане подчинена на определени условия и контрол, и поддържа проекта на Франкофонския алианс за франкофонска виза, позволяваща по-свободно движение на творците на културни и икономически богатства във франкофонското пространство.
PROGRAMME
Jeudi 29 octobre
Séance solennelle d’ouverture
sous la présidence de
S.E. Monsieur Étienne de PONCINS
Ambassadeur de France en Bulgarie
AULA MAGNA de l’Université Saint Clément d’Okhrid, à 17 h
Vendredi 30 octobre
Première séance, de 9 h à 11h
Identités francophones balkaniques : situations.
Présidence : Antony TODOROV,professeur à la Nouvelle Université Bulgare, Sofia.
Andromaqi HALOÇI, professeur à l’Université de Tirana, membre du comité de l'Association des professeurs de français en Albanie. La francophonie en Albanie, bilan et perspectives.
Cheryl TOMAN, professeure associée à la Case Western Reserve University, Cleveland, Ohio, États-Unis. Francophonie et identité nationale en Croatie.
Mariana PERISANU, maître de conférence à l'Académie d'études économiques de Bucarest. Francophonie roumaine, défense et illustration.
Irina BABAMOVA, maître de conférence à l’Université Saints Cyrille et Méthodes, Skopje. Le français en Macédoine, tradition, actualité et tendances.
Deuxième séance, de 11h30 à 13h
Identités francophones :dimensions politiques
Présidence : Anna KRASTEVA, professeur de sciences politiques à la Nouvelle Université Bulgare
Antony TODOROV, professeur à la Nouvelle Université Bulgare. Titre en attente
Jean R. GUION, de l'Académie des Sciences d'Outre-mer, président international de l'Alliance francophone, Paris. L'identité francophone.
Monique CORMIER, professeure à Université de Montréal, membre de la Société royale du Canada. Les avancées et les reculs d’une langue : le cas du français au Québec
Tudorel URIAN, consultant, ancien conseiller au parlement européen, Bucarest. La France et la nouvelle démocratie roumaine.
Troisième séance, de 15 h à 17h
Identités francophones balkaniques : le rôle de la littérature
Présidence : Alain VUILLEMIN, professeur à l’Université d’Artois
Stoyan ATANASSOV, professeur à l'Université Saint Clément d'Okhrid, Sofia,
président de l'AMOPA Bulgarie.
La littérature française en Bulgarie.
Roumania L. STANTCHEVA, professeur à l'Université Saint Clément d'Okhrid, Sofia.
Un portrait des auteurs bulgares francophones de l'entre-deux-guerres.
Rennie YOTOVA, professeur à l'Université Saint-Clément d'Okhrid, Sofia.
Le mythe de Paris dans la littérature bulgare.
Mihaela CHAPELAN, Université Spiru Haret, Bucarest.
La littérature balkanique d'expression française : entre affirmation et négation de l'identité nationale.
Stéphane GUROV, membre de l’école doctorale de l’Université de Paris Sorbonne. Un Héros bulgare (lectures croisées de Ronsard, Voltaire et Nabokov).
Quatrième séance, table ronde de 17 h 30 à 18 h 30
Identités francophones balkaniques: le projet DEBEF (Dictionnaire des écrivains balkaniques d’expression française)
Présidence : Raya ZAÏMOVA, Institut d’études balkaniques de l’Académie bulgare des sciences
Roumania L. STANTCHEVA, professeur à l'Université Saint Clément d'Okhrid, Sofia.
Mihaela CHAPELAN, Université Spiru Haret, Bucarest.
Alain VUILLEMIN, professeur à l'Université d'Artois.
Roland ELUERD, président de la Biennale de la langue française
Samedi 31 octobre
Cinquième séance, de 9 h à 11h
Identités francophones : l’espace européen
Présidence : Fabienne REUTER, déléguée Wallonie-Bruxelles à Bucarest
Stéphane LOPEZ, responsable de projets, Langue française, diversité culturelle et linguistique, à l'Organisation internationale de la Francophonie, Paris.
Titre en attente.
Gueorgui JETCHEV, professeur à l'Université Saint-Clément d'Okhrid, président de l'Association des professeurs de français en Bulgarie. Le français en Bulgarie dans le concert des langues romanes.
Claire-Anne MAGNÈS, ancienne rédactrice en chef de Francophonie vivante, Bruxelles. Écrivains nés en Flandre qui ont choisi d'écrire en français.
Erich WEIDER, docteur en linguistique, membre du Fichier français de Berne, Suisse.
Diversité et nouveaux « standards » : le grand écart
Sixième séance, de 11h30 à 13h
Identités francophones : pratiques
Présidence : Line SOMMANT, docteur en linguistique, vice-présidente de la Biennale de la langue française
Lucile BRUAND-EXNER, attachée de coopération à l'ambassade de France en Roumanie. L’enseignement bilingue en Roumanie ou l’innovation pédagogique au service du français.
Mohamed TAÏFI, professeur au Virginia Inst. Lexington, États-Unis. La place du français aujourd’hui dans les pays du Sud.
Stephka BOEVA, curateur-guide au musée « Maison de la satire et de l’humour », Gabrovo. L’humour gabrovien, ses métamorphoses et ses rencontres avec la francophonie et certains francophones.
Septième séance, de 15 h à 17h
Dimensions scientifiques et technologiques des identités francophones
Présidence : Abderrahmane RIDA, directeur de l’Institut de la Francophonie pour l’administration et la gestion (IFAG)
Simeon ANGUELOV, ancien ambassadeur de Bulgarie en France,
Titre en attente.
Odile CANALE, Chef de mission à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Paris. Langue française et communauté scientifique
Jean-Alain HERNANDEZ, chargé de l’édition scientifique à l'Institut Télécom, Paris. Président d’honneur de l’Association des informaticiens de langue française. Les nouvelles technologies dans la construction d'une identité francophone.
Richard LESCURE, attaché de coopération éducative au CCC de Sofia. Le français à destination des professionnels étrangers et des entreprises.
Roland ELUERD, président de la Biennale de la langue française
Huitième séance, table ronde de 17 h30 à 18 h 30
Universalité poétique des identités francophones
Présidence : Roland ELUERD, président de la Biennale de la langue française
Moustapha TAMBADOU, secrétaire général de la commission sénégalaise pour l’UNESCO et l’ISESCO, Dakar.
Présence de Senghor en Bulgarie.
Amadou Lamine SALL, membre du comité scientifique de Éthiopiques,
président de la Maison africaine de la poésie internationale (MAPI), Dakar.
Andrey MANOLOV, président des traducteurs littéraires à l’Union des traducteurs bulgares, traducteur de Senghor.
Alain VUILLEMIN, professeur à l'Université d'Artois.
Soirée au Palais national de la Culture, salle Lumière
Poètes francophones
Troupe de l’École nationale de danse
Dimanche 1er novembre
Matinée libre.
Séance de clôture à 15 h
Vœux de la 23e Biennale
Cocktail de clôture
| Publication des actes de la Biennale de Bruxelles de mai 2005 La XXIe biennale de la langue française s'est tenue du 5 au 8 mai 2005 à Bruxelles sur le thème : Quelle place pour la langue française en Europe ?.
Les Actes de cette biennale sont maintenant consultables en ligne à cette adresse : http://www.biennale-lf.org/actes2005.
| XXIIe biennale de la langue française Sous le Haut Patronage de S.E. Maître Abdoulaye WADE, Président de la République,
la XXIIe biennale de la langue française s'est tenue à Dakar du 4 au 6 novembre 2007 et a eu pour thème La diversité linguistique dans les sciences et les techniques
Compte rendu
Placée sous le haut patronage de S.E. Maître Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal, la 22e Biennale de la langue française a réuni près de 300 participants venus du Sénégal, de Belgique, du Burkina Faso, du Canada (Québec, Ontario, Nouveau Brunswick), de France, de Norvège, de Roumanie et de Tunisie.
Le docteur Mamadou MAKALOU, ministre des Langues nationales et de la Francophonie, a ouvert les travaux et a tenu à féliciter les biennalistes lors de la séance de clôture. Les travaux y ont été déclarés clos par Monsieur Mame Birame DIOUF, ministre de la Culture et du Patrimoine historique classé, qui a rappelé qu'il avait accompagné le Président Léopold Sédar SENGHOR à la Biennale de Lisbonne en 1983, et participé aux Biennales de Québec, en 1989, puis de Lafayette, en 1991.
S.E. Madame Mame Fatim GUEYE, représentante personnelle du chef de l’État auprès de la Francophonie, a reçu les biennalistes et a adressé un message. Le message de Monsieur Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie, a été lu par Monsieur Jean-Luc LE BRAS, chef du Service de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France, et le message de l’honorable Josée VERNER, ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des Langues officielles, par S.E. Monsieur Jean-Pierre BOLDUC, ambassadeur du Canada.
***
Dans le prolongement du colloque international organisé en Sorbonne, en décembre 2006, les travaux ont souligné l'indivisibilité de la culture. Elle ne peut opposer les arts aux sciences, les lettres aux techniques. Tout ce qui contribue à cette division, dans les cursus scolaires comme dans les manières de penser ou d'agir doit être combattu.
Il ne s'agit pas là de plaider pour un utopique savoir universel, mais de rappeler que les sciences demandent de l'imagination comme les lettres demandent de la rigueur, et que la rigueur scientifique s'exerce dès l'école dans l'analyse grammaticale de sa langue.
Refuser cette division de la culture, c'est également souligner que les élèves et les étudiants ont le droit d'apprendre les sciences dans leurs langues, et que, si les chercheurs peuvent certes publier leurs travaux dans une langue internationale, il importe de les encourager et de les aider à les publier dans leurs langues.
Les choix que doivent faire les démocraties modernes demandent en effet que les citoyens disposent, dans leurs langues, d'une information scientifique et technique rigoureuse et bien vulgarisée.
La diversité linguistique dans les sciences et les techniques est donc un enjeu fondamental. Quand les chercheurs s'enferment dans une langue internationale unique, ils négligent le fait qu'il n'y a pas de langue neutre mais que toute langue relève d'une puissance politique, économique et culturelle.
Plus grave peut-être, ils réduisent le champ des interrogations et des recherches parce qu'ils renoncent à « penser » les sciences dans leurs langues.
Un mot est revenu au long des travaux : responsabilité. Il a été accompagné de deux adjectifs : collective et individuelle. Les exemples concrets n'ont pas manqué. Qu'ils concernent les langues nationales du Sénégal, les minorités francophones de l'Ontario, le français au Québec ou le partenariat entre le français et les langues africaines, ils sont autant de leçons pour l'avenir de la Francophonie.
Les vœux adoptés par la 22e Biennale de la langue française reprennent ces objectifs, et le souhait d'une plus libre circulation, conditionnelle et contrôlée, dans l'espace francophone pour ceux qui contribuent à la richesse scientifique, économique, artistique et linguistique de la Francophonie.
***
Présidée par le docteur Mamadou MAKALOU, la traditionnelle soirée de poésie francophone s'est déroulée au théâtre Daniel Sorano. Plusieurs poètes ont pu lire leurs œuvres ou être lus par différents biennalistes. Les participants ont également admiré les danses et les musiques du Sénégal.
Ce soir-là, le poète sénégalais Amadou Lamine SALL a pu dire :
« La Biennale de la langue française garde la langue française en éveil.
« Elle en fait un questionnement permanent et lucide. Elle en fait une brûlure. »
Vœux adoptés par la 22e Biennale de la langue française
Dakar, du 4 au 6 novembre 2007
Premier vœu.
Considérant que la diversité culturelle, linguistique et intellectuelle inclut les sciences et les techniques,
la 22e Biennale de la langue française souligne la nécessité de maintenir les liens entre la recherche et les langues maternelles ou de communication à tous les niveaux de l'éducation et de la formation, ainsi que dans les rencontres internationales, et qu'il s'agit de domaines qui permettent un partenariat efficace entre les langues africaines et le français.
Deuxième vœu.
Considérant que la culture ne peut opposer les arts et les sciences et qu'il serait dangereux que la communauté scientifique se coupe des peuples,
la 22e Biennale de la langue française souligne la nécessité de promouvoir les publications scientifiques, les articles de presse écrite ou audiovisuelle et les sites Internet qui permettent aux peuples d'accéder dans leurs langues à une information scientifique rigoureuse nécessaire pour l'exercice de la démocratie.
Troisième vœu.
Considérant la rigueur indispensable à la pratique des sciences,
la 22e Biennale de la langue française rappelle que les enfants acquièrent d'abord cette rigueur dans l'analyse de leur langue et souligne l'utilité de cette analyse dès les premières années de l'école.
Quatrième vœu.
Considérant que la liberté de circuler est un élément fondamental du développement de la Francophonie,
la 22e Biennale de la langue française souhaite que cette liberté soit favorisée, tout en étant conditionnelle et contrôlée, et puisse trouver des applications concrètes, par exemple dans le projet de l'Alliance francophone d'établissement d'un visa francophone permettant une circulation plus libre dans l'espace de la Francophonie pour les créateurs de richesses culturelles et économiques (étudiants, professeurs, artistes, chercheurs, ingénieurs, syndicalistes, hommes d'affaires, etc.).
Ces vœux seront repris sur le site de la Biennale et dans ses publications en français et dans plusieurs des langues nationales du Sénégal.
COMITE DE PARRAINAGE
Leurs Excellences
Mesdames et Messieurs
Moustapha SOURANG, ministre de l’Éducation
Mame Birame DIOUF, ministre de la Culture et du Patrimoine historique classé
Mamadou MAKALOU, ministre des Langues nationales et de la Francophonie
Josée VERNER, ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et des Langues officielles
Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie
Mame Fatim GUEYE, directrice adjointe du cabinet du Président de la République, représentante personnelle du Chef de l’État au Haut Conseil de la Francophonie, secrétaire générale de la Commission nationale pour la Francophonie
Jean-Christophe RUFIN, ambassadeur de France au Sénégal
Jean-Pierre BOLDUC, ambassadeur du Canada au Sénégal
Pierre HAZETTE, délégué de la Communauté française de Belgique
Pierre BÉDIER, président du Conseil général des Yvelines, Versailles
Jacques LEGENDRE, sénateur, secrétaire général de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie
Clément DUHAIME, administrateur de l’O.I.F.
Xavier NORTH, délégué général à la langue française et aux langues de France
Laurent LAFFORGUE de l’Académie des Sciences
Michel BERGERON, directeur de la science à l’Organisation des États américains
Abdou Salam SALL, recteur de l’Université Cheick Anta Diop
Mary Teuw NIANE, recteur de l’Université Gaston Berger
Jacques TREFFEL, président de l'Association des membres de l'Ordre des Palmes académiques
Monique IMBO, présidente de la section AMOPA du Sénégal
Moussa DAFF, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop, membre du Haut Conseil de la Francophonie
Francis JUTAND, directeur scientifique au GET (Groupe des écoles des télécommunication), Paris
Paul SABOURIN, ancien président du Cercle Richelieu Senghor de Paris
PROGRAMME DES CONFÉRENCES
Dimanche 4 novembre
9 h - 10 h 30
Présidence : Jean-Luc LE BRAS, chef du service de Coopération et d’Action culturelle à l’ambassade de France au Sénégal.
Alain LANDRY, directeur général Fondation Baxter et Alma Ricard, Ottawa, ancien membre du Haut Conseil de la Francophonie, ancien vice-président de la Biennale de la langue française. Le français, langue africaine et langue internationale.
Moussa DAFF, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop, membre du Haut Conseil de la Francophonie ; texte lu et commenté par Aliou Ngoné SECK, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop, département universitaire de Lettres modernes. Vers une démarche méthodologique de didactique convergente dans l’enseignement bilingue en francophonie africaine : cas du partenariat didactique français / wolof.
Mariana PERISANU, vice-présidente de la Ligue de coopération culturelle et scientifique France-Roumanie, membre fondateur de l’Association roumaine des professeurs de français, maître de conférence à l’Académie d’études économiques de Bucarest et à l’Institut français. Le français, vecteur de modernité en Roumanie et au Sénégal.
11 h - 12 h 30
Présidence : Ridha MEZGHANI, avocat à la Cour de Cassation, professeur à la Faculté de Droit et de Sciences politiques de Tunis
Théodore KONSEIGA, chargé de communication à l’Office national des télécommunications ONATEL, Ouagadougou. Le contexte d’utilisation du français dans les sciences et les techniques en Afrique.
Sylvie LAMOUREUX, CRSH chercheure postdoctorale à l’Université de Toronto, Ontario Institute for Studies in Education, Centre de recherches en éducation franco-ontarienne . Francophones minoritaires, accès aux études postsecondaires, politiques linguistiques et capacité à choisir le français comme langue scientifique.
15 h - 16 h 30
Présidence : Line SOMMANT, docteur en linguistique, vice-présidente de la Biennale de la langue française
Monique CORMIER, membre de la Société royale du Canada, professeure titulaire à l’Université de Montréal, département de linguistique et de traduction. La diversité linguistique : une responsabilité collective et individuelle.
José ORTÉGA, responsable de la Francophonie au département Action internationale, Cité des sciences et de l’industrie, Paris. Nouveaux enjeux de la culture scientifique et technique.
Lundi 5 novembre
9 h - 10 h 30
Présidence : S.E. Monsieur Jean-Pierre BOLDUC, ambassadeur du Canada.
Mame Sow DIOUF, professeur titulaire de grec à l’Université Cheikh Anta Diop. Prépondérance linguistique dans les sciences et les techniques : l’exemple de la médecine.
Jean-Alain HERNANDEZ, chargé de l’édition scientifique au GET (Groupe des écoles des télécommunications), directeur de la revue Annales des télécommunications, secrétaire général de la Commission de terminologie et de néologie des communications électroniques et des activités postales, président d’honneur de l’Association des informaticiens de langue française (AILF). Nouvelles technologies pour la promotion de la diversité linguistique et culturelle.
Joseph-Yvon THÉRIAULT, professeur à l’Université d’Ottawa, titulaire de la chaire de recherche Identité et francophonie, président de la Biennale Amérique de la langue française, vice-président de la Biennale de la langue française. La visée universelle de la science et la particularité des langues.
11 h - 12 h 30
Présidence : Pierre HAZETTE, sénateur honoraire, ancien ministre, délégué de la Communauté française de Belgique.
Claire-Anne MAGNÈS, ancienne rédactrice en chef de Francophonie vivante, journaliste de la presse périodique (langue et littérature), Communauté française Wallonie-Bruxelles. Parler de sciences au grand public.
Jacqueline PICOCHE, professeur honoraire à l’Université d’Amiens. La terminologie avant la terminologie.
15 h - 16 h 30
Présidence : Moustapha TAMBADOU, premier conseiller près Monsieur le Ministre de la Culture, membre du Comité d’honneur de la Biennale de la langue française
Alain VUILLEMIN, professeur de Littérature comparée à l’Université d’Artois, Arras, directeur du Centre d’Étude et de Recherches sur les Textes Électroniques Littéraires (CERTEL), membre du bureau national de l’AMOPA. Des Amériques aux pays d’Europe centrale et orientale, la poésie symboliste et néo-symboliste d’expression française.
Jacques CHEVRIER, professeur émérite à l’Université de Paris Sorbonne, ancien directeur du Centre international d’études francophones, président de l’Association des écrivains de langue française (ADELF). Des sciences exactes à la littérature : parcours paradoxaux de quelques écrivains africains contemporains.
Soirée de poésie internationale avec le Ballet et l’Ensemble lyrique traditionnel du Théâtre national Daniel Sorano
Mardi 6 novembre
9 h - 10 h 30
Présidence : Annick D’ALMEIDA-AGBOJAN, responsable de projet à l’O.I.F., Langue française, diversité culturelle et linguistique
Amadou Lamine SALL, président de la Maison africaine de la poésie internationale (MAPI), Dakar. Le français face aux défis du 21e siècle.
11 h - 12 h 30
Présidence : Monique IMBO, présidente de la section AMOPA (Association des médaillés dans l’ordre des Palmes académiques) du Sénégal
Amadou M. CAMARRA, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop, Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation. Un exemple d’interface entre connaissances scientifiques et usagers courants : prévention du vih-sida, la part de l’école.
Abdoulaye Racine SENGHOR, Conseiller d’État du Sénégal, secrétaire exécutif du projet ARCHES (Appui aux Recherches sur la Contextualisation et l’Harmonisation des Enseignements Secondaires), participe à la mise en place du réseau africain AFSEDNet, avec l’UNESCO et la Banque mondiale. Langues africaines, savoir et modernité.
15 h : séance solennelle de clôture, vœux de la XXIIe Biennale de la langue française.
16 h : Cocktail de clôture
REMERCIEMENTS
La Biennale de la langue française remercie les personnes et les institutions qui ont aidé à l’organisation de la Biennale de Dakar
GOUVERNEMENT DU SÉNÉGAL
COMMISSION NATIONALE POUR LA FRANCOPHONIE
ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE
MINISTÈRE DU PATRIMOINE CANADIEN, DE LA CONDITION FÉMININE ET DES LANGUES OFFICIELLES
MINISTÈRE DE LA CULTURE DÉLÉGATION GÉNÉRALE À LA LANGUE FRANÇAISE ET AUX LANGUES DE FRANCE
COMMUNAUTÉ WALLONIE BRUXELLES
COMMUNAUTÉ FRANÇAISE DE BELGIQUE
AMBASSADE DE FRANCE
AMBASSADE DU CANADA
MAISON AFRICAINE DE LA POÉSIE INTERNATIONALE
CONSEIL GÉNÉRAL DES YVELINES
| Assemblée générale L'Assemblée générale de la Biennale de la langue française s'est tenue le samedi 18 mars 2006 à Paris.
| Colloque à la Sorbonne le 16 décembre 2006 avec Laurent Lafforgue, Michel Bergeron et Francis Jutand Réuni à l’Université de Paris-Sorbonne, le samedi 16 décembre 2006, le 3e Colloque international de la Biennale de la langue française a été l’occasion d’un riche débat sur la place du français dans les sciences et les techniques.
Sont successivement intervenus le docteur Michel BERGERON, directeur de la science et de la technologie à l’Organisation des États américains, le professeur Laurent LAFFORGUE, de l’Académie des sciences, médaille Fields 2002, professeur à l’Institut des hautes études scientifiques, et le professeur Francis JUTAND, directeur scientifique du GET (Groupe des écoles des télécommunications). Leurs exposés et le dialogue avec le public ont permis de retenir quatre grandes priorités.
La première priorité est pédagogique. Elle refuse une prétendue opposition entre les Lettres et les Sciences. La rigueur indispensable à la pratique des sciences s’apprend et s’exerce dans l’analyse de sa langue, dès les premières années de l’école.
La deuxième priorité est une exigence démocratique. Elle implique le développement de l’information scientifique, non pas pour donner plus d’informations, mais pour donner une meilleure information. À défaut, la communauté scientifique se coupera des peuples.
La troisième est le gage du développement. Elle demande qu’une place essentielle soit réservée à l’éducation et à la recherche.
La quatrième pourra paraître moins immédiatement programmatique, mais elle n’en est pas moins fondamentale puisqu’elle invite à réfléchir sur les liens entre la recherche et les langues maternelles ou de communication. Ici sont apparus deux écueils redoutables : le risque que l’emploi trop immédiat d’une langue étrangère puisse aller contre la qualité même de la recherche, l’ardente nécessité de maintenir des publications scientifiques dans toutes les langues.
Ces questions et ces priorités seront les fils directeurs des travaux de la 22e Biennale de la langue française qui se réunira à Dakar début novembre 2007.
Avec :
Laurent LAFFORGUE, de l\'Académie des Sciences, médaille Fields 2002, professeur à l\'Institut des hautes études scientifiques
Michel BERGERON, professeur à la Faculté de médecine de Montréal, directeur de la revue M/S Médecine Sciences, directeur du département de la Science et de la Technologie à l\'Organisation des Etats américains
Francis JUTAND, fondateur et directeur du département STIC au CNRS (2000-2004), directeur scientifique du GET (Groupe des écoles des télécommunications)
Colloque organisé en partenariat avec
l\'Organisation internationale de la Francophonie
la Délégation générale à la langue française et aux langues de France
Ministère du patrimoine canadien
l\'Alliance francophone
le GET
l\'Université de Paris-Sorbonne
| Colloque de la Biennale Amérique La Biennale Amérique de la langue française a organisé à Moncton du 17 au 19 août 2006 un colloque.
À l’origine, les francophonies en Amérique se sont développées sur de vastes territoires sans frontières. Plusieurs foyers sont à la source de l’essaimage francophone : l’Acadie, le Québec, les États-Unis, la Louisiane et les Antilles-Caraïbes. D’un territoire sans frontière, les francophonies en Amérique se sont rapidement retrouvées à l’intérieur de frontières qui circonscrivaient physiquement leur développement et leur identité. Le jeu politique de l’histoire a modifié ces frontières et forcé des proximités politiques qui continuent aujourd’hui à façonner les identités des francophonies. La francophonie québécoise est la seule qui se développe en contexte majoritaire. Les autres francophonies évoluent dans des contextes minoritaires et partagent leur destinée avec la majorité anglophone. Dans les Antilles, à Haïti et en Guyane cependant, même si la langue française est minoritaire, elle est la seule langue officielle sur le territoire. Que ce soit en contexte majoritaire ou minoritaire, nous pouvons nous interroger sur la façon que les francophonies habitent ces territoires et les formes que prennent leurs relations avec les autres communautés linguistiques.
En privilégiant une approche pluridisciplinaire, ce colloque propose de réfléchir sur les espaces sociaux dans lesquels se déploient les francophonies en Amérique. Que sont ces espaces? Quelles formes ont-ils et quelles fonctions assument-ils dans la construction identitaire des francophonies en Amérique? Que sont devenus les espaces imaginaires des francophonies en Amérique? Quels en sont les contours aujourd’hui et qu’est-ce qui compose ces imaginaires ? Dans quels espaces sociaux se déploient les francophonies en Amérique? Quels sont les lieux sociaux qui assurent la transmission de la langue et offrent un substrat matériel à cet imaginaire francophone? Par ailleurs, quel rôle joue la langue dans l’établissement de ces liens?
Organisé par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques et comptant plus d’une vingtaine de participants issus de la francophonie canadienne, québécoise, acadienne et américaine, le colloque est construit autour de trois grandes thématiques :
1)les mouvances et les transformations des francophonies en Amérique compte tenu de leurs situations linguistiques, géographiques, politiques, sociales et économiques;
2)les visages de la vitalité des francophones en Amérique; compte tenu de leurs dynamiques démographiques, culturelles, sociales et de leur gouvernance; et
3)le phénomène de fragmentation et de recomposition des francophonies en Amérique du point de vue de leurs identités, des rapports entre les francophonies et du rôle de la langue et des institutions dans la recomposition des francophonies.
Compte rendu de la première Biennale Amérique
par Line Sommant (Vice-présidente de la BLF)
La première Biennale Amérique de la langue française s’est tenue du 17 au 19 août 2006 à l’Université de Moncton dans le Nouveau-Brunswick, au Canada.
Cette biennale était organisée par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques et bénéficiait, entre autres, du soutien du Ministère du Patrimoine Canadien, du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadien, de l’Université de Moncton.
Le Président, Joseph-Yvon Thériault, a, dès son introduction, caractérisé ainsi la Biennale Amérique : « la Biennale Amérique de la langue française est un réseau en émergence qui vise à regrouper des chercheurs et acteurs des francophonies d’Amérique. Il s’agit d’un observatoire qui veut comprendre la langue dans tous ses états : tant ses évolutions linguistiques et grammaticales que ses rapports à l’espace et au politique, tant la création culturelle et littéraire que l’identité et les sociétés qui s’en réclament, tant les enjeux de l’éducation et de formation qu’elle fait naître que les passions et les minorisations qu’elle engendre ».
De même, Joseph-Yvon Thériault a déclaré que la Biennale Amérique s’inscrit dans l’histoire de la Biennale de la langue française fondée par Alain Guillermou en 1965. Et de rappeler également, en 1977, la Biennale de la langue française qui s’était tenue à Moncton.
La première Biennale Amérique avait pour thème :
« La langue française en Amérique : dynamiques spatiales et identitaires ».
Les trois jours de travaux qui ont composé cette Biennale furent riches et variés tenant compte de l’essaimage francophone : Acadie, Québec, USA, Louisiane, Antilles-Caraïbes.
Nombre de spécialistes se sont succédé à la tribune : sociologues, linguistes, spécialistes de littératures, sociolinguistes, historiens, géographes, psychologues, etc. pour rendre compte des diverses formes qu’a emprunté et qu’emprunte la langue française en terre d’Amérique, selon les territoires qu’elle occupe et leurs contacts avec la langue anglaise, voire espagnole.
Quels espaces et territoires ont occupé et occupent les francophones en Amérique ? Quels ont été les pertes et les conquêtes tant politiques que juridiques, et quels impacts ont elles eu sur la langue française – ses maintiens, ses reculs de même que sur sa vitalité. Ses rapports avec l’économie ont été également évoqués.
En s’appuyant sur les tendances passées et actuelles des francophonies et à partir des analyses qui sont faites sur les francophonies d’Amérique, la Biennale Amérique a tenté de dégager une réponse à la question : quel avenir pour elles ?
Cette Biennale Amérique fut l’occasion pour nous, Biennale de la langue française, d’établir la filiation puisque Joseph-Yvon Thériault, le Président, m’a fait intervenir à la fin de la Biennale sous l’intitulé : « Mot de remerciement », juste après l’intervention de Madame Sylvie Boucher, Secrétaire parlementaire de la ministre de la Francophonie et des langues officielles. Je rappelle à ce propos que la Biennale Amérique fut ouverte par l’Honorable Benoît Pelletier, ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, de l’Accord sur le commerce extérieur, de la Réforme des institutions démographiques et de l’Accès à l’information.
J’ai pu non seulement y lire le discours du Président Eluerd que je représentais, mais également commenter les travaux, les orateurs. J’ai pu aussi informer le public du fonctionnement de la BLF et de ses coordonnées électroniques, de donner l’intitulé et les dates de la prochaine Biennale à Dakar et du Colloque du 16 décembre à Paris avec les noms des intervenants dont nous étions sûrs.
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