Biennale de la Langue Française

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Accueil Les Actes de la XXVIIIe Biennale B28 Interventions B28 - Françoise BOURDON et Saholy LETELLIER
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Ville et campagne, bilinguisme et éducation à Madagascar.

L’apprentissage du français dans la capitale Antananarivo

et dans le village betsileo de Tadio

Françoise BOURDON et Saholy LETELLIER


La présence du français à Madagascar remonte à la période de la colonisation du pays (1896-1960). Madagascar est aujourd’hui le plus grand pays francophone de l’Océan Indien et après le malgache, le français est la deuxième langue officielle du pays. Le français est aussi la langue de l’administration et de l’enseignement mais, en réalité, il est maîtrisé par seulement 20% de la population.

L’étude proposée «Ville et campagne, bilinguisme et éducation à Madagascar. L’apprentissage du français dans la capitale Antananarivo et dans le village betsileo de Tadio » s’intéresse à l’utilisation de la langue maternelle et d’une langue étrangère, en l’occurrence le français, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. La problématique de la confrontation de la langue française avec la langue malgache officielle et les autres langues locales nous amène à nous interroger sur les différents aspects de l’utilisation de la langue maternelle et celle de l’enseignement bilingue.

Nous étudierons également les stratégies utilisées pour favoriser la pratique du bilinguisme et du vivre ensemble et notre étude prendra appui sur les études que nous avons menées sur le terrain dans la capitale Antananarivo et dans le village de Tadio 1.

Enfin, nous nous intéresserons aux ouvrages francophones et bilingues que nous avons réalisés ou qui sont en cours de réalisation avec le Cercle des Solidarités Francophones et le Musée de Tadio pour répondre à une forte demande des enseignants, des parents d’élèves et des enfants à Madagascar.



PLAN


Partie 1 - Etat des lieux de la langue d’enseignement : de la langue maternelle à un enseignement bilingue

  1. Les langues d’enseignement dans le système éducatif malgache

  2. Les inégalités entre ville et campagne sur le niveau d’étude des enseignants et le résultat scolaire des élèves dans les langues

  3. Les langues, un des motifs de l’abandon scolaire ou de la poursuite d’études

Partie 2 - Actions de terrain à Tadio et à Antananarivo en faveur du bilinguisme et du vivre ensemble

  1. Dans le village de Tadio: les stratégies mises en place par le Musée et son école en faveur de la pratique du bilinguisme et du bien vivre ensemble

  2. Antananarivo: intervention du Musée de Tadio dans les établissements scolaires et organisation de conférences et d’expositions internationales au Ministère des Affaires Etrangères, à l’Office National des Anciens Combattants, à l’Université Catholique de Madagascar, à l’Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie et à l’Alliance française d’Antananarivo

  3. La promotion du français, de l’histoire de Madagascar et les liens avec la coopération décentralisée entre la Normandie-France, Atsinanana-Madagascar et la Macédoine

Partie 3 - Le français et le malagasy en partage

  1. La réalisation d’un premier ouvrage «La vie quotidienne à Tadio. L’apprentissage du français dans un village à Madagascar»

  2. La réalisation d’un second ouvrage «Echange culturel et linguistique entre Tadio (Madagascar) et le Houlme (France) »

  3. L’élaboration d’un troisième ouvrage «Portraits et actions des femmes» à Antananarivo et à Tadio, en Île de France et en Normandie




Partie 1 - Etat des lieux de la langue d’enseignement : de la langue maternelle à un enseignement bilingue

A Madagascar, les conditions de vie très difficiles de la majorité de la population ne sont pas sans conséquence sur l’enseignement et la fréquentation scolaire.

D’après l’UNICEF, 90% de la population de la Grande Île vit aujourd’hui avec moins de deux dollars par jour et 1 enfant sur 4 n’est pas scolarisé. Dans les écoles publiques, les moyens manquent cruellement: pas de matériel scolaire, classe surchargée, manque d’enseignants surtout dans les campagnes, retard dans les salaires des enseignants, important absentéisme scolaire, fort taux de redoublement… Néanmoins, si les défis sont nombreux, les efforts sont palpables grâce aux actions de l’Etat dans la construction d’établissements scolaires, l’aide des parents d’élèves et des ONG…



1. Les langues d’enseignement dans le système éducatif malgache


Au sein du système éducatif malgache, où l’on distingue trois niveaux scolaires, on peut se demander quelle place occupe la langue maternelle et l’enseignement bilingue.

Tout d’abord, distinguons les 3 niveaux scolaires et les 3 examens officiels:

- l’éducation élémentaire (6-11ans),

- l’enseignement en collège (12 -15 ans),

- l’enseignement en lycée (16-18 ans).

Les 3 examens officiels sont :

- le CEPE (ou Certificat d’études Primaires et Elémentaires) avec un concours d’entrée au collège,

- le BEPC (ou Brevet Elémentaire du Premier Cycle) avec un concours d’entrée en seconde,

- le Baccalauréat.


En ville ou à la campagne, on constate l’importance de la langue maternelle, qui est ancrée dans la vie quotidienne. Il s’agit ici des 18 langues ethniques qui existent à Madagascar. A Tadio comme dans les autres villages, la population s’exprime dans sa langue ethnique: «le betsileo» à Tadio, le malagasy officiel à Antananarivo. A côté de la langue malagasy, le français a un rôle important dans la société en tant que langue d’enseignement et langue de l’administration.

Au milieu des années 70, la tentative de faire du malgache la langue d’enseignement 2 s’est soldée par un échec dû au manque de moyens humains et financiers, aux difficultés à utiliser les langues locales et à traduire en langue malgache tout le vocabulaire de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur, à la baisse du niveau des élèves et des enseignants, à l’augmentation du taux de redoublement ou d’abandon scolaire.

Dans les années 90, le retour à l’enseignement en français s’est accompagné de l’apparition de nombreuses écoles privées d’expression françaises et les écoles primaires publiques malgaches peinent à être reconnues.

Aujourd’hui à l’école, dans les établissements publics malgaches, les enfants apprennent à lire, à écrire et à compter dans leur langue maternelle. Ainsi, en préscolaire (5-6 ans) en CP (6-7 ans) et en CE1 (7-8 ans), toutes les matières, y compris le français, sont enseignées en malgache. Puis, à partir du CE2 jusqu’en CM2, le français est la langue d’apprentissage. L’enseignant rédige un résumé des cours en français et il explique le cours en malgache dans les différentes matières (français, histoire -géographie, mathématiques, sciences de la vie, travaux manuels) où la trace écrite est donc en français et l’oral en malgache.


2. Les inégalités entre ville et campagne sur le niveau d’étude des enseignants et le résultat scolaire des élèves

En milieu rural, on constate que dans les écoles primaires publiques, l’enseignement dispensé est étroitement lié au niveau d’étude de l’enseignant. Ce dernier peut avoir seulement le brevet des collèges voire le niveau brevet des collèges et éprouve souvent lui-même des difficultés à enseigner en français. Les difficultés sont encore plus grandes avec le manque de supports pédagogiques et cela se ressent sur la qualité de l’enseignement. Ces enseignants, conscients de leurs propres difficultés, sont très demandeurs pour bénéficier de stages de formation en pédagogie en général et en français en particulier. Ils considèrent la pratique du bilinguisme comme un atout et en dépit des difficultés, ils font cours de leur mieux dans les deux langues.

On constate que le bilinguisme malgache-français se maintient jusqu’au baccalauréat. Là aussi, le diplôme de l’enseignant et sa maîtrise du français pèsent sur la carrière de l’enseignant. Dans les campagnes, le brevet des collèges suffit pour enseigner dans une école primaire, le baccalauréat pour enseigner en collège et la licence en lycée. Dans les villes, il faut détenir un diplôme plus élevé, à savoir le baccalauréat pour enseigner en primaire, le niveau licence pour enseigner en collège et la licence en lycée.

Par ailleurs, parmi les enseignants en primaire, il faut citer les maîtres FRAM (Fikambanan’ny ray aman-drenin’ny mpianatra. Littéralement: association des parents d’élèves), enseignants recrutés et rémunérés par les associations des parents d’élèves pour pallier l’absence d’enseignants. Leur condition de travail est très précaire: pas de contrat de travail, pas de protection sociale, pas ou peu de formation, salaires très bas versés par les parents d’élèves. Depuis peu, ils reçoivent une subvention trimestrielle de l’Etat. Malgré ces conditions difficiles, leur nombre ne cesse d’augmenter.

D’après Marc Rakotonandrasana, formateur à l’Institut National de Formation Pédagogique (INFP) : «Avant 2003, il y avait 8.000 maîtres FRAM. Ce nombre est passé à 13.000 en 2004 et à 35.000 en 2007. En 2007, les maîtres FRAM représentent 53% des enseignants des écoles primaires. La grande majorité est titulaire du BEPC. En 2014, on comptait 75000 maîtres FRAM 3».

En ce qui concerne les résultats, nous nous sommes particulièrement intéressées au CEPE 4, premier examen national. Ainsi, à la fin du cycle primaire, 20% des élèves possèdent les compétences essentielles en lecture.

En 2012: Tadio-Fandriana: un peu plus de 40% de réussite au CEPE.

En 2013, 2014, 2015 le taux de réussite est à 80% à Tadio-Fandriana.

Ensuite, une chute importante, taux de réussite de 65,90% en 2016.


En 2015: Antananarivo- ville: 75 % de taux de réussite.

En 2016, forte baisse, taux de réussite de 58,71%.

En 2017: taux de réussite de 56,26 %, en 2018 (73,61%) et 2019 (67,55%).

En 2018-2019, à l’échelle nationale, baisse des inscrits au CEPE de 4,73%.


On constate de meilleurs résultats à Tadio-Fandriana que dans la capitale. Le phénomène de l’exode rural, qui met de nombreuses familles venues en ville dans une situation de grande précarité, explique en grande partie les faibles résultats à Antananarivo. Ainsi, les enfants issus de milieux défavorisés ont souvent une scolarité discontinue car leurs parents n’ont pas les moyens de financer leurs études. Par ailleurs, on constate aussi que les élèves qui sont dans les établissements malgaches, situés en ville ou à la campagne, et qui suivent le programme malgache avec un enseignement bilingue en français et en malgache sont ceux issus de conditions les plus modestes et ce sont eux qui ont le plus de difficultés à l’école: ils quittent plus tôt les bancs de l’école, ils réussissent moins aux examens, le français apparaît comme la matière où leurs résultats sont les plus faibles. Pour finir, leurs enseignants sont ceux qui se trouvent dans les situations les plus précaires.

A l’inverse, dans les écoles d’expression française qui sont nombreuses dans les villes, le programme scolaire suit le programme français. Les enfants qui fréquentent ces établissements sont issus de milieux aisés et leurs parents souhaitent qu’ils fassent des études supérieures. Après le baccalauréat, ce sont surtout ces mêmes élèves qui continuent dans l’enseignement supérieur (Universités, Grandes Ecoles, …) où les cours sont en français.


3. Les langues, un des motifs de l’abandon scolaire ou de la poursuite d’études


Après l’examen du certificat d’étude, on constate beaucoup d’abandon de la part des élèves scolarisés qui sont dans les établissements publics malgaches. L’abandon scolaire est un phénomène préoccupant car il a des répercussions sur toute la vie de l’individu. Le principal motif d’abandon scolaire est lié à la pauvreté. Les autres motifs sont les échecs scolaires répétés avec des redoublements, la distance entre l’école et l’habitation de l’élève, le manque d’enseignants qualifiés, les difficultés d’apprentissage notamment des langues.

Avant le certificat d’étude, l’abandon scolaire est plus important chez les filles qui doivent rester à la maison pour faire les travaux domestiques ou pour se préparer au mariage. De même, les problèmes matériels des parents ajoutés aux difficultés des élèves liées notamment à la connaissance de la langue française expliquent l’abandon scolaire. Enfin, souvent les élèves qui abandonnent l’école, ont déjà redoublé, et certains quittent définitivement l’école sans diplôme.

En ce qui concerne les difficultés d’apprentissage du français, il s’agit surtout de problèmes de compréhension. Le manque d’enseignants qualifiés, l’absence ou le manque de supports pédagogiques dans les établissements publics ne font qu’aggraver le problème.

A l’inverse, dans la mesure où le français est la langue d’enseignement dans les établissements scolaires surtout à partir du collège, en lycée et dans les établissements d’enseignement supérieur, cette situation profite largement aux écoles d’expression française.

Les élèves, les étudiants et leurs parents sont convaincus que la maîtrise de la langue française est un atout pour réussir dans les études. C’est pourquoi, les écoles d’expression française, les établissements français, les alliances françaises (au nombre de 29 dans le pays) et l’Institut français de Madagascar sont très prisés et connaissent un grand succès.


Partie 2 - Actions de terrain à Tadio et à Antananarivo en faveur du bilinguisme et du vivre ensemble


Le Musée de Tadio mène en permanence des actions en matière d’éducation dans la Grande Île. Il s’agit de réalisations concrètes initiées par le Musée de Tadio avec l’appui de ses partenaires en France, aux Etats-Unis, au Liban, au Luxembourg et en Macédoine.

Nous présentons ici quelques exemples de ces actions.

1. Dans le village de Tadio: les stratégies mises en place par le Musée et son école en faveur de la pratique du bilinguisme et du bien vivre ensemble


A Tadio, les actions menées par le Musée des Deux Guerres et son école de la vie et de la Paix ont pour objectif de répondre aux besoins de la population et prennent des formes diverses: cours d’alphabétisation pour les associations de femmes villageoises, cours de formation en français et en malgache aux maîtres d’écoles, présentation d’ouvrages sur des échanges culturels et linguistiques aux enseignants et aux parents d’élèves (et sur lesquels nous reviendrons dans la dernière partie), stages pour les étudiants de Grandes écoles (INTH ou Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie à Antananarivo), voyages d’études pour les étudiants dans les Universités (Toamasina, Rouen Normandie, Saint-Lawrence), soutiens scolaires aux élèves et activités de loisirs animés en malgache et en français par des bénévoles, accueil d’artistes en résidence et échange de savoir-faire, de colloques internationaux francophones (Université de Rouen Normandie, Université de Toamasina, Amitiés Universitaires Rouen-Toamasina, Cercle des Solidarités Francophones ou CSF), organisation de séminaires internationaux, d’expositions internationales avec des partenaires internationaux (associations normandes «Amitiés Universitaires Rouen-Toamasina», «Education et culture pour tous», «Vivre Mieux», «Partenariat Eurafricain»), implication dans les activités de la diaspora malagasy.

Depuis son ouverture en 2014, le Musée de Tadio favorise le bilinguisme malgache-français dans l’accueil des visiteurs et l’affichage dans ses locaux. En 2012, la construction du Musée par les villageois sur les terres d’un tirailleur malgache de la Deuxième Guerre mondiale et la collecte d’objets et de documents par les associations en Normandie, puis l’inauguration du Musée 5, en 2014, dans l’année du centenaire de la Première Guerre mondiale ont montré la forte mobilisation des habitants à Tadio et en Normandie à s’unir pour partager une histoire commune, et également pour faire vivre le Musée avec notamment l’accueil de scolaires et d’étudiants 6, l’organisation d’une caravane de la mémoire (août 2017) pour sillonner une grande partie de l’île pendant un mois avec une exposition itinérante bilingue sur l’implication de Madagascar dans la Première Guerre mondiale. Implication également dans les actions sociales et pédagogiques comme la création de jardins potagers, l’achat de pirogues pour permettre aux enfants d’aller à l’école, d’une vache laitière pour aider un orphelinat situé à proximité du Musée.

Depuis 2015, le Musée organise deux fois par an des colloques internationaux francophones 7 et deux expositions internationales 8 avec des ateliers animés par des intervenants du CSF, de l’Université de Rouen Normandie et des associations de Normandie.

Depuis 2016, l’organisation de la Semaine du bilinguisme (mois d’octobre) dans l’école du Musée permet de faire à la fois la promotion du bilinguisme et du bien vivre ensemble: organisation de concours d’expression écrite et orale en français et en malgache (discours, poésie, chant, lecture de contes), de concours sur les Dix mots de la francophonie, de concours sur l’éloquence, de concours de cuisine avec la participation des enseignants, des villageois et des notables comme membres du jury. En 2017 et en 2018, la semaine du bilinguisme à Tadio a fait la promotion de deux ouvrages que nous avons réalisés avec des enseignants et des enfants de Tadio et du Houlme en Normandie «Echange culturel et linguistique entre Tadio et Le Houlme en Normandie » (nous évoquerons ces deux ouvrages dans la troisième partie de notre étude) et d’un recueil de poésies «Visages Nord Sud» écrit par un étudiant de l’Université de Rouen Normandie, David Chan, lauréat du printemps des poètes en mars 2018. L’ouvrage a vu la participation d’enfants de Tadio, d’Antananarivo et d’autres pays tels la France, le Liban, le Luxembourg. Les poèmes ont été illustrés par des enfants de 4 à 16 ans issus de ces pays et la page de couverture du recueil a été illustrée par un enfant de 11 ans vivant à Tadio. La poésie est un langage universel et les poèmes, écrits en français, ont été expliqués en malagasy, par des étudiants de l’ISTA (Institut Supérieur de Technologie d’Ambositra), aux élèves en primaire.


2. Antananarivo: intervention du Musée de Tadio dans les établissements scolaires et organisation de conférences et d’expositions internationales au Ministère des Affaires Etrangères, à l’Office National des Anciens Combattants, à l’Université Catholique de Madagascar, à l’Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie et à l’Alliance française d’Antananarivo


A Antananarivo, plusieurs interventions en français et en malagasy ont lieu lors de manifestations organisées par le Musée de Tadio et ses partenaires à Madagascar et à l’étranger.

Ainsi, depuis 2011, plusieurs interventions dans l’école primaire d’Ambodihady Ambohimanarina sont menées avec les associations de Normandie et le Cercle des Solidarités Francophones. L’établissement est situé dans un quartier défavorisé de la capitale 9. Nous suivons notamment les cours des enseignants maîtres FRAM, lesquels ont le baccalauréat, et organisons dans l’établissement des concours de poésie et de chant en français et en malagasy avec remise de prix aux élèves et de matériel pédagogique à leurs maîtres. En 2015, des ateliers de lecture sont co-animés en français et en malagasy par la correspondante régionale du CSF en Normandie et la directrice du Musée de Tadio. Des livres de lecture sont offerts aux enseignants. La présidente de l’association «Au fil du temps » (association des papis, mamies de Normandie), également présente, a offert des fournitures scolaires aux élèves. La dernière intervention en milieu scolaire a été faite à Antananarivo, en août 2019, dans un lycée public, le lycée d’Ampefiloha auprès de 200 lycéens sur «L’histoire de l’aviation à Madagascar» et «La présentation de la correspondance du tirailleur Johanesa Rafiliposaona, tirailleur malgache de la Deuxième Guerre mondiale» (correspondance constituée de 121 lettres écrites en français et en malgache). Le Musée de Tadio porte le nom de Johanesa Rafiliposaona.

Le travail sur la correspondance se fera en parallèle avec le lycée professionnel Roches Maigres à Saint-Louis de la Réunion et des établissements scolaires en Normandie (en cours de sélection).

En août 2013, le projet de création du Musée de Tadio a été présenté à l’Université Catholique de Madagascar (UCM) 10 avec des conférences en français et la présentation de l’exposition en français et en malgache.

Depuis 2015 également, des cycles de conférences et des expositions initiés par le Musée de Tadio ont lieu au Ministère des Affaires étrangères 11, à l’Office National des Anciens Combattants Malagasy et Victimes de Guerre (ONACM-VG) 12, à l’Institut national du Tourisme et de l’Hôtellerie) 13 et à l’Alliance française 14 d’Antananarivo. Ces manifestations s’inscrivent dans le centenaire de la Grande Guerre 15 et les 80 ans de la Deuxième Guerre mondiale où les hommes ont partagé une histoire commune et une langue commune.

Par ailleurs depuis 2017, en partenariat avec la compagnie Air Madagascar, des cycles de conférences et des expositions sur «L’histoire de l’aviation à Madagascar» et « Le Musée de Tadio, acteur du développement» se tiennent régulièrement au Ministère des Affaires étrangères dans les deux langues.

Enfin, la présentation d’ouvrages sur «Echange culturel et linguistique entre la France et Madagascar », les expositions internationales sur Madagascar et son implication dans la Première Guerre mondiale, la rencontre des tirailleurs malgaches avec d’autres peuples sur les fronts d’Occident et d’Orient, les tirailleurs sénégalais, ont montré aux jeunes l’importance de la diversité sociale et culturelle dans notre société.


3. la promotion du français, de l’histoire de Madagascar et les liens avec la coopération décentralisée entre la Normandie (France), Atsinanana (Madagascar) et la Macédoine


Dans le cadre de la coopération décentralisée entre la Région Normandie (France), la Région Atsinanana (Madagascar) et la Macédoine, quatre ouvrages 16 ont été réalisés, pendant la période du centenaire de la Première Guerre mondiale par 3 500 élèves, collégiens, lycéens, étudiants et enseignants dont une trilogie sur le centenaire et un livre guide exposition par les enseignants. Le Musée de Tadio avait mis à disposition les documents. Les quatre ouvrages ont été écrits en français. A Madagascar, les établissements sélectionnés pour participer au projet étaient des établissements publics malgaches ainsi que le lycée français de Toamasina. Pour préparer les travaux, nous avons fait deux cours sur la Première Guerre mondiale. Dans les établissements malgaches, le cours a été fait en malgache auprès des plus jeunes participants (écoliers en CM2) et nous avons fait deux résumés du cours: l’un en malgache, l’autre en français. Pour les collégiens et les lycéens, les cours étaient dans les deux langues. Quant aux étudiants, qui avaient assisté aux cours en primaire et dans le secondaire, leurs cours étaient en français.

Le premier ouvrage, «L’Abécédaire de la Grande Guerre», réalisé par des lycéens et dont le travail a été encadré par des étudiants, a été distribué dans tous les lycées publics à Madagascar (plus de 400) et dans les 29 alliances françaises. Il a suscité une réelle envie notamment à Tadio où les villageois souhaitaient également écrire leur premier livre…


Partie 3 - le français et le malagasy en partage


Grâce aux expériences réussies, la promotion du français et du malagasy ainsi que la promotion des deux cultures ont trouvé leur juste place dans le partenariat entre le Musée de Tadio et le Cercle des Solidarités Francophones. Ainsi, dans le cadre de ce partenariat, deux premiers livres, en faveur du bilinguisme français et malgache, ont été réalisés et un troisième livre, entièrement bilingue, est en cours d’élaboration.


1. La réalisation d’un premier ouvrage «La vie quotidienne à Tadio. L’apprentissage du français dans un village à Madagascar» 17

Le premier livre, «La vie quotidienne à Tadio. L’apprentissage du français dans un village à Madagascar», a suscité une réelle envie des enfants de Tadio d’avoir eux aussi un livre qui leur soit consacré. Nous avons répondu à cette demande avec deux objectifs:

- un intérêt pour favoriser la pratique du français,

- un livre qui parle du quotidien des enfants, de leur environnement.

Nous avons voulu que le livre soit sous la forme d’un carnet de voyage et nous avons défini les thèmes de la vie quotidienne: les maisons traditionnelles, les écoles, la fabrication des briques, la charrette à zébus, l’église, le retournement des morts, les rizières, les cultures vivrières, les plantes médicinales, les travaux des champs, l’artisanat des femmes, les danses traditionnelles, la pêche, les chemins, la cuisine au feu de bois, les beignets, le musée des Deux Guerres, l’accueil de colloques internationaux. Ainsi, à titre d’exemple, à propos des chemins, nous avons montré que les villageois sont de grands marcheurs et font plusieurs kilomètres à pied pour aller à l’école ou au marché sur des routes défoncées, souvent glissantes en période de pluie. Autre exemple: le riz, principale culture vivrière est l’aliment de base des malagasy. Les villageois vivent essentiellement de la culture du riz et pratiquent aussi la pêche dans les rizières. Dernier exemple avec l’artisanat local, l’art de la vannerie pratiquée par les femmes domine l’artisanat local. Elles disposent d’un local «la maison des femmes artisanes du Musée de Tadio ». Le bâtiment, qui sert également de chambres d’hôtes, expose les créations des femmes réalisées avec du raphia : paniers, chapeaux, sacs à main, poufs…

Nous avons introduit les témoignages des enfants et des dessins pour que l’appropriation soit encore plus forte.

Le succès autour de cette création a entraîné une demande des villageois de réaliser un autre ouvrage plus pédagogique pour être utilisé dans les cours.


2. La réalisation d’un second ouvrage «Echange culturel et linguistique entre Tadio (Madagascar) et Le Houlme (France) »


Dans le deuxième livre, «Echange culturel et linguistique entre Tadio (Madagascar) et le Houlme (France)», dont l’objectif est un livre simple à comprendre et accessible à tous, nous avons choisi l’angle de l’échange culturel entre Tadio et Le Houlme en Normandie en abordant les différents sujets parallèlement. Ainsi, nous avons repris la même présentation que celle du premier livre. Là encore, nous avons défini les thèmes qui pouvaient être utilisés par les enseignants malgaches et français: les comptines, les chansons, les expressions, les animaux, l’eau, l’histoire, la géographie.

Il faut souligner ici le travail de recherche effectué par les enfants des deux pays, l’accessibilité du propos mettant en valeur une approche différente. Ainsi, sur le thème de l’eau: nous avons, côté français, le système de l’assainissement et d’approvisionnement en eau; et, côté malgache, l’eau dans son état naturel (cascades, geyser, plantes, puits…). Un autre exemple: la géographie avec la cartographie des deux pays et la fiche d’identité suivie de questions sur la France et Madagascar. Un dernier exemple: expressions et chants traduits et comparés dans les deux pays.

Dans la réalisation de ce livre, on peut souligner la collaboration des enseignants qui dialoguent pour définir au mieux leur identité.




3. L’élaboration d’un troisième ouvrage bilingue «P ortraits et actions des femmes» à Antananarivo et à Tadio, en Île de France et en Normandie


Le troisième livre:«Portraits et actions de femmes en France et à Madagascar» est en cours d’élaboration. Le but de ce projet de livre est de poursuivre l’expérience et de s’inscrire dans une réflexion contemporaine et universelle à propos de la place de la femme dans la société. Un ouvrage entièrement bilingue qui présentera des portraits croisés de femmes malgaches et françaises issues de milieu rural ou citadin: Tadio, Antananarivo, Rouen, Paris.

A ce stade, nos recherches se tournent vers une fleuriste, une bûcheronne, des enseignantes, des libraires, des associations de femmes…

Le futur ouvrage présentera donc des femmes dans des situations très variées. Enfin, le livre sera conçu comme un dialogue entre les deux cultures à travers les femmes. Il suscitera le désir du livre et permettra l’appropriation du livre par les personnes concernées:

- Aux malgaches: le désir et l’occasion de pratiquer la langue,

- Aux français: la découverte du malgache,

- A tous: l’éveil de la curiosité que suscite le rapprochement culturel et international.



CONCLUSION


«Ville et campagne, bilinguisme et éducation à Madagascar» à travers l’approche de la capitale et du village betsileo de Tadio a permis de faire dialoguer les deux cultures française et malagasy, de montrer la place de la langue malagasy et de mieux connaître la pratique du français en milieu urbain et en milieu rural.

Les études que nous avons menées et les moyens que nous avons mis en œuvre ont été un véritable enrichissement intellectuel et humain. Ainsi, les livres réalisés constituent avant tout un support pour pratiquer le français à Madagascar et faire découvrir la culture malgache au Houlme en France. Leur succès tient au fait qu’ils répondaient à un désir de la population qui a été intégrée par diverses collaborations concrètes à ces ouvrages (dessins, commentaires, fiches techniques) et dont le propos était de valoriser leur environnement quotidien.

L’idée sous-jacente a été de favoriser une découverte mutuelle et un dialogue entre des peuples qui ont le français en partage.




NOTES

1 Situé dans les rizières betsileo, Tadio est à 310 km de la capitale Antananarivo. Le village de Tadio se trouve dans la commune urbaine et le district de Fandriana, la région Amoron’i Mania et la Province de Fianarantsoa.

2 Voir V. Randriamarotsimba, « La malgachisation de l’enseignement à Madagascar. État des lieux et perspectives » dans Prudent Lambert, Félix, Frédéric Tupin et Sylvie Wharton (éds), Du plurilinguisme à l’école. Vers une gestion coordonnée des langues en contextes éducatifs sensibles, Berne, Peter Lang, 2005, p. 197-217.

3 M. Rakotonandrasana ,« Qu’est-ce que les maîtres FRAM ? », Madagate, 6 novembre 2014.

4 Les épreuves du CEPE : malagasy, français, opérations, problèmes, sciences et vie de la terre (SVT), géographie, histoire, éducation civique.

5 S. Letellier (dir.), Le catalogue du Musée de Tadio, Antananarivo, Tsipika, 109 p.

6 Il s’agit des trois écoles primaires publiques de Tadio, des collèges et lycées limitrophes ainsi que des étudiants de l’ISTA sis à Fandriana et des étudiants en master Management de l’INTH à Antananarivo, lesquels font leur stage au Musée.

7 Plusieurs colloques internationaux « Commémorer 1915-2015 : traces mémorielles et acteurs des confits » (octobre 2015), « Enseigner la Grande Guerre » (avril 2016), « L’éducation, la clé du développement » (juillet 2017) ont été soutenus par le Ministère de la Défense nationale, le Ministère de la Culture, le Ministère de l’Enseignement Supérieur,l’Ambassade de France à Madagascar et l’Ambassade de France en Macédoine, la fédération Maginot, l’Université de Rouen Normandie, l’Université de Toamasina, les associations normandes « AUR-T » et « Education et culture pour tous ».

8 Plusieurs expositions du Musée de Tadio « Madagascar dans la Première Guerre mondiale » (octobre 2015), « Les tirailleurs malgaches et le front d’Orient » (2016 et 2017), « Les tirailleurs sénégalais » (octobre 2018), « L’histoire de l’aviation à Madagascar » (avril et août 2019), « Le Musée de Tadio, acteur du développement » (février, avril, août 2019) ont été soutenues par le Ministère de la Défense nationale, le Ministère de la Culture, le Ministère de l’Enseignement Supérieur,l’Ambassade de France à Madagascar, l’Ambassade de France en Macédoine, la compagnie Air Madagascar, la fédération Maginot, le partenariat Eurafricain, les associations « AUR-T », « Education et culture pour tous », « Solidarité internationale ».

9 L’école d’Ambodihady Ambohimanarina est située dans le 6 ème arrondissement d’Antananarivo.

10 La manifestation était co-présidée par le Ministre de la Défense nationale et le représentant du Ministre de la Culture.

11 « Madagascar et le Centenaire de la Grande Guerre » (octobre 2017), « L’histoire de l’aviation à Madagascar » (avril et août 2019).

12 « Madagascar dans la Grande Guerre » (août 2017).

13 Expositions d’objets et documents sur la Première Guerre mondiale (octobre 2015, août 2017).

14 En collaboration avec le partenariat Eurafricain, acheminement à Madagascar de l’exposition sur « Les tirailleurs sénégalais », prêtée par l’association Solidarité internationale, sise à Vitry sur Seine (octobre 2017). Exposition itinérante dans les Alliances françaises d’Antananarivo, de Toamasina et au Musée de Tadio.
S. Letellier (dir.), L’Abécédaire de la Grande Guerre (avril 2016), Journaux, correspondances et vues sur verre de la Grande Guerre (juin 2017), Regards sur 1914-1918 (juin 2018), Rouen, éditions des Falaises.

15 « Madagascar dans la Grande Guerre », (août 2015) « Madagascar et le Centenaire de la Grande Guerre », (octobre 2015),« la caravane de la Grande Guerre à Madagascar » (août 2017), «Les tirailleurs sénégalais ».

16 S. Letellier (dir.), « L’Abécédaire de la Grande Guerre » (avril 2016), « Journaux, correspondances et vues sur verre de la Grande Guerre » (juin 2017) et « Madagascar et le Centenaire de la Grande Guerre », « Regards sur 1914-1918 » (juin 2018), Rouen, éditions des Falaises.
S. Letellier (dir.), « Livre Guide exposition : la Caravane de la Grande Guerre » (juin 2017), Ingénidoc et Musée de Tadio.
Les associations normandes « AUR-T » et « Education et culture pour tous » ont été les porteurs de ces projets.

17 F. Bourdon et S. Letellier, « La vie quotidienne à Tadio. L’apprentissage du français dans un village à Madagascar »,
Saint-Etienne du Rouvray, Ingénidoc et Musée de Tadio, Madagascar, 2016, 24 p.



BIBLIOGRAPHIE



- C. BAVOUX, Le français à Madagascar, Contribution à un inventaire des particularités lexicales, Bruxelles, De Boeck & Larcier, 2000, 212 p.

- F. BOURDON et S. LETELLIER., La vie quotidienne à Tadio. L’apprentissage du français dans un

village à Madagascar, Saint-Etienne du Rouvray et Madagascar, Ingénidoc et Musée de Tadio, 2016,

24 p.

- F. BOURDON et S. LETELLIER., Echange culturel et linguistique entre Tadio (Madagascar) et Le

Houlme (France), Saint-Etienne du Rouvray et Madagascar, Ingénidoc et Musée de Tadio, 2017,

24 p.

- F. BOURDON et S. LETELLIER., L’usage du français et l’échange culturel et linguistique à Tadio,

Madagascar, Paris, 2018, colloque Biennale de la langue française, 10 p.

- S. LETELLIER, (dir.), Le catalogue du Musée de Tadio, Antananarivo, Tsipika, 109 p.

- S. LETELLIER, (dir.), L’Abécédaire de la Grande Guerre, Rouen, éd. des Falaises, 60 p.

- S. LETELLIER, (dir.) Journaux, correspondances et vues sur verre de la Grande Guerre, Rouen, éd. des Falaises, 2017, 96 p.

- S. LETELLIER, (dir.), Regards sur 1914-1918, Rouen, éd. des Falaises, 2018, 168 p.

- S. LETELLIER, (dir.), Livre Guide exposition: la Caravane de la Grande Guerre, Ingénidoc-Musée de Tadio, Saint-Etienne du Rouvray, 2017, 30 p.

- S. LETELLIER et F. RAHARINIAINA, L’usage du français à Madagascar, communication au colloque international francophone «Sciences, langue et développement», mars 2013, Université de Rouen, France, 12 p.

- M. RAKOTONANDRASANA, «Qu’est-ce que les maîtres FRAM?», Madagate, 6 novembre 2014.

-F. RANAIVO, La situation du français à Madagascar, in A. VALDMAN (dir.), Le français hors de France, Paris, Champion, 1979, p. 507-525.

- V. RANDRIAMAROTSIMBA, «La malgachisation de l’enseignement à Madagascar. État des lieux et perspectives» dans Prudent Lambert, Félix, Frédéric Tupin et Sylvie Wharton (éds), Du plurilinguisme à l’école. Vers une gestion coordonnée des langues en contextes éducatifs sensibles, Berne, Peter Lang, 2005, p. 197-217.

- G. D. RANDRIAMASITIANA, Madagascar, in R. CHAUDERSON et D. RAKOTOMALALA (dir.), Situations linguistiques de la francophonie. Etat des lieux, Québec, Agence Universitaire de la Francophonie, 2004, p. 173-176.

 

Accréditation OING Francophonie

Sommaire des Actes de la XXVIIIe Biennale

SOMMAIRE DES ACTES XXVIIIe BIENNALE

Livre XXVIII : Bilinguisme, plurilinguisme : mythes et réalités. Quels atouts pour la francophonie ?


Sommaire

Programme de la XXVIIIe Biennale

Discours de Guillaume LACROIX

Discours d'ouverture de Cheryl TOMAN

Discours de John IRELAND


Le bi ou plurilinguisme dans différents pays: état des lieux

Karen FERREIRA-MEYERS

Anida KISI

Mohand Ouali DJEBLI et Saliha AMGHAR

Françoise BOURDON et Saholy LETELLIER


Impact du plurilinguisme selon les contextes

Charles BRASART

Lionel CUILLÉ

Ousmane DIAO et Babacar FAYE

Anne-Laure BIALES


Quand la langue française se suffit à elle-même: ses diverses formes

Gossouhon SEKONGO

Douglas A. KIBBEE


Statut de la langue française et des langues officielles et idéologies

Bechir BESSAI

Eimma CHEBINOU

Cosme FANDY

Djamila HAMIMECHE et Meriem STAMBOULI

Yvon PANTALACCI


Supports, méthodes pour l’apprentissage de la langue française

Dalila ABADI

Mohammad ELMATALQAH

Jessica STURM

Juliette DUTHOIT et Clotilde LANDAIS


Apprentissages scolaire et universitaire de la langue française

Leila SASSI

Karima GOUAICH, Muriel ZOUGS et Fatima CHNANE-DAVIN

Reina SLEIMAN

Yves MONTENAY


Table ronde Le français professionnel

Clotilde LANDAIS

Fabienne PIZOT-HAYMORE

Charlotte SANPERE


Bi et plurilinguisme dans l’œuvre de certains auteurs

Lilas AL-DAKR

Anne-Laure RIGEADE

Julia DILIBERTI

Marcos EYMAR

Sarah KOUIDER RABAH

Fadoua ROH


Bi et plurilinguisme dans la littérature francophone

Mohamed TAIFI

Maribel PEÑALVER VICEA


Le bi ou plurilinguisme dans des lieux géographiques particuliers

Samantha COOK

Vicky BEAUDETTE

Cheryl TOMAN


La langue française et ses métissages linguistiques

Abdelaziz BERKAI

Maurice TETNE

Patrick OUADIABANTOU


Discours de clôture de Cheryl TOMAN



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Les Actes de la XVIIIe Biennale à Chicago sont consultables en ligne à l'adresse suivante https://www.biennale-lf.org/les-actes-de-la-xxviiie-biennale.html