Biennale de la Langue Française

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Herman ZOUNGRANA

Secrétaire général de l'Association Burhinabè pour la survie de l'enfance


La dynamique apportée aux ONG par les nouveaux médias


Introduction

La notion de nouveaux médias, de nouvelles technologies de l'information et de la communication, d'inforoutes ou autoroutes de l'information est très dynamique et mouvante; car ce qui est nouveau aujourd'hui peut-il l'être encore demain ?

Ne puis-je pas dire alors que tous ces concepts sont aussi vieux que le monde ? Car celui qui, le premier, a eu l'idée d'émettre un son, de tracer un signe, de faire un geste ou mieux, d'inventer un moyen destiné à faire comprendre quelque chose à quelqu'un d'autre, celui-là a certainement contribué à l'avènement de ces nouvelles technologies.

Évidemment, les procédés automatiques ont démarré bien des siècles plus tard, mais les premiers pas furent réalisés à ces moments-là.

Des symboles aux manuscrits les plus anciens, en passant par le tam-tam du Mossi, la flûte du Gourounssi, ou la fumée des indiens, la poste, le télégraphe, le téléphone, l'homme a toujours cherché à transmettre des informations pour que d'autres les reçoivent, les interprètent et les comprennent.

Les procédés de communication ont ainsi suivi l'évolution depuis l'âge des cavernes jusqu'à nos jours.

Cependant, c'est à partir du développement de l'électronique et de l'invention de l'ordinateur en 1945 qu'un pas de géant va être fait dans les procédés utilisés.

Avec cette étrange machine, très énorme au début, devenue ensuite petite, puis mini et aujourd'hui micro, mais dont la puissance n'a cessé de croître, les hommes vont pouvoir réaliser des choses impensables jusqu'alors et se débarrasser progressivement de certaines tâches complexes et répétitives.

C'est le début de l'ère informatique.

Parallèlement, le secteur des télécommunications va accomplir des pas de géant et permettre le transport des données, du son et de l'image.

C'est de la jonction de ces deux phénomènes, à savoir : l'informatique et les télécommunications, que vont naître les nouvelles technologies de l'information et de la communication, c'est-à-dire : l'Internet, le CD ROM et le Multimédia.


Mon intervention n'a pas pour objet de faire un cours d'informatique ou de vous proposer un modèle d'initiation ou d'utilisation de l'Internet. Il s'agit plutôt, conformément aux objectifs de cette dix-huitième biennale, de partager avec chacun de vous l'expérience de mon ONG en matière d'utilisation de ces nouveaux médias et le rôle que doivent jouer les Inforoutes dans le fonctionnement des organisations d'une manière générale.

Ma communication s'articulera autour de 3 principales interrogations :

- Les enjeux de ces nouveaux médias (Quelles notions recouvrent-ils exactement ?)

- Leurs avantages pour une ONG (Quelle dynamique ces nouveaux médias peuvent-ils apporter aux ONG ?)

- L'expérience du Réseau électronique des Partenaires.

Et je terminerai en évoquant le rôle de la Francophonie dans ce combat.


Auparavant, j'aimerais très brièvement vous présenter l'ABSE, particulièrement son programme Inforoutes qu'elle a lancé depuis 1998.


I- De l'ABSE et de son programme Inforoutes

L'Association Burkinabè pour la Survie de l'Enfance (ABSE) est une Organisation non gouvernementale de développement créée en 1991 par de jeunes bénévoles. Sa mission principale est d’œuvrer pour la survie, la protection, le développement et l'épanouissement de l'enfant au Burkina Faso.

Elle compte aujourd'hui plus de deux cents (200) membres et sympathisants, répartis à travers tout le territoire.

L'ABSE est une organisation apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif. Ses principaux domaines d'intervention sont :

- l'éducation

- la santé

- la mobilisation sociale en faveur de l'enfant

- les droits de l'enfant

- la protection de l'environnement

- l'insertion sociale des enfants dans/de la rue


Qu'en est-il de notre programme Inforoutes ?

Il est clair que le moteur central de tout appareil de développement humain durable est l'information. Comme l'a si bien dit Édith Cresson : « La richesse aujourd'hui ne réside plus seulement dans les biens matériels; elle tient désormais davantage à la capacité d'acquisition et de maîtrise de l'Information, de la communication et du savoir. »

On constate pourtant qu'au Burkina, comme dans bien d'autres pays, l'utilisation de ces technologies n'est faite que par une certaine minorité. Beaucoup ne savent encore rien de l'Internet et même ceux qui en connaissent les avantages n'y ont pas accès. C'est cette problématique qui a amené les structures dirigeantes de l'ABSE à créer en 1998 un programme Inforoutes dont la mission première est d'initier et d'exécuter des activités relatives à ces nouvelles technologies et favoriser l'accès des ONG, des Associations, des jeunes, des enfants, de tous les niveaux de la population, à l'Internet et aux multiples possibilités qu'il offre.

En une année de travail, les activités réalisées ou en cours de réalisation sont essentiellement :

- La formation d'une centaine de jeunes (élèves et étudiants) à l'utilisation de l'Internet.

- La mise en place d'un Cybercentre communautaire.(Point d'Accès à Internet)

- Le projet "Échanges scolaires et jumelage à travers Internet" entre des établissements scolaires du Burkina et ceux de pays européens.

- Le projet d'installation dans les quartiers de Ouagadougou de Centres multimédias pour les enfants.

- Enfin, l'organisation en juin 99 d'une conférence ouest-africaine des ONG ayant abouti à la création du Réseau électronique des Partenaires au développement de l'enfant, que je vous présenterai un peu plus tard.

Et c'est en tant que gestionnaire principal de ce programme que j'ai l'honneur de m'adresser à vous.


II- Quels sont les enjeux des nouveaux médias ?

Il n'est pas hasardeux de dire aujourd'hui que le défi majeur de notre temps est celui d'arriver à se mettre au courant de tout ce qui s'y passe quotidiennement. Ce qui était encore impensable il y a quelques siècles nous surprend tous aujourd'hui. Certes, à ces moments-là, les hommes savaient communiquer et communiquaient entre eux. Mais trop de barrières subsistaient. Le Mossi de Ouagadougou pouvait-il par exemple voir la fumée de l'indien et comprendre le message véhiculé ? Avant l'avènement des moyens révolutionnaires de communication, les échanges entre tribus, populations étaient bien difficiles, car en plus du facteur langage qui n'était pas le même partout, l'homme n'était pas encore arrivé à vaincre ses deux éternels ennemis : le temps et la distance.

Connaissez-vous un seul tam-tam, une seule flûte qui résonnerait jusqu'à Paris, Abidjan ou même à 50 kilomètres d'ici ?

Je me suis toujours demandé comment réagirait un homme du septième ou huitième siècle si on le plaçait aujourd'hui devant un micro-ordinateur. Un de mes amis à qui j'ai posé la question un jour m'a répondu ceci : « Eh bien, il réagirait exactement comme une poule qui voit pour la première fois une brosse à dents.» (Allez-y lui faire comprendre, elle qui n'a pas de dents, ce à quoi peut lui servir une brosse). Cette image, à mon sens, traduit plus ou moins bien le niveau actuel où la science et la technologie ont porté notre monde. Tout y est désormais facile grâce aux moyens performants de communication. Le téléphone a remplacé le tam-tam du Mossi et la flûte du Gourounssi; à son tour, l'Internet est venu transformer le monde en un village où tout se sait. Du courrier électronique, qui permet d'envoyer (ou de recevoir) un quelconque message (document, image, son) d'où qu'il vienne, au WEB, qui permet de s'informer, de chercher, d'apprendre, d'être au courant de tout et de se faire connaître par tous, en passant par le telnet ou connexion à distance, les serveurs de données (FTP), les forums électroniques, les listes de distribution, la visioconférence... On peut dire que l'on peut presque tout faire sur Internet; en tout cas, en ce qui concerne la communication et les échanges. Si bien que, si les organisateurs l'avaient voulu, mon allocution serait écoutée et vue à travers le monde entier au même moment que mon honorable assistance.

Les nouveaux médias, malgré les critiques formulées par certains, restent aujourd'hui un facteur de rapprochement des hommes et de regroupement; ils permettent de tisser des liens d'amitié, de solidarité et de paix. Et c'est en cela que réside leur grande force.


III- La dynamique apportée aux ONG par les nouveaux médias

Il s'agira pour nous de voir comment en particulier les ONG, acteurs de développement, peuvent tirer profit de ces nouvelles technologies.

Les ONG sont considérées comme des structures indispensables qui aident les gouvernements à appliquer leurs politiques et acceptées par les Nations unies comme partenaires dans l'exécution des programmes de développement au niveau international. Leurs activités comprenant la recherche, l'analyse des données etc., elles devront se tourner vers cet outil révolutionnaire d'échanges. La communication par ordinateurs a en effet beaucoup d'avantages, comparée aux autres moyens traditionnels tels le courrier postal, le télex, le télégraphe, le téléphone ... L'accès à Internet est donc absolument nécessaire pour une ONG; surtout dans un pays en voie de développement comme le Burkina Faso, car il permet d'accéder à une multitude d'informations à travers le monde. De plus, il lui permet entre autres :

- d'économiser du temps et de l'argent;

- d'élargir le champ de leurs partenaires;

- de faciliter leurs recherches de financement, de mieux se faire connaître et par tous;

- de disposer d'un outil efficace de recherche permettant un accès efficient et économique aux données.

L'Internet permet aux ONG, comme son nom l'indique, (Réseau des Réseaux), de se connaître, de se rapprocher, de se regrouper autour de thèmes, d'objectifs, ou d'intérêts communs par la création de Réseaux.

Notre monde et les informations qui y circulent appellent une nouvelle façon de faire : Agir ensemble. Nous nous devons donc d'inventer des formes d'action collective qui se placent à la hauteur des défis actuels et à venir. D'où la nécessité pour les acteurs de constituer des réseaux d'échanges et de collaboration. L'union faisant la force, comme on le dit chez nous.

Face aux multiples problèmes et entraves auxquelles sont confrontés les acteurs de développement (manque de politiques de communication et d'information, manque de cadre de concertation et de coopération, non-disponibilité et non-accessibilité des données ...), les nouveaux médias apparaissent comme "Notre Sauveur" en ce qu'ils sont un outil révolutionnaire, capable de dynamiser le système de fonctionnement et de communication des ONG.

L'utilisation de ces nouveaux médias permet également aux ONG de fiabiliser et rendre dynamique leur système d'information et de fonctionnement en valorisant la production, le traitement et la gestion des données; ils leur permettent surtout, en partenariat avec d'autres acteurs, de coordonner leurs actions et leurs efforts.

Pour me résumer, je pourrais dire simplement que les avantages apportés aux ONG par les nouvelles technologies sont de deux ordres :

Elles sont d'abord pour les ONG une aubaine, une occasion positive.

Elles sont ensuite pour elles un passage obligé, car si on parle de globalisation ou mondialisation de l'information, c'est via le Net que celle-ci se fera et tous ceux qui n'y seront pas seront les "dinosaures du troisième millénaire" puisqu'ils seront appelés à disparaître.


IV- Qu'est ce que le réseau électronique des partenaires ?

Face aux multiples problèmes, difficultés et entraves auxquels sont confrontées les ONG dans leur fonctionnement, l'ABSE a organisé, du 22 au 24 juin 1999 à Ouagadougou, une rencontre de concertation à laquelle ont pris part une centaine d'acteurs et partenaires de développement venus de sept pays d'Afrique de l'Ouest.

Cette conférence internationale des ONG avait pour thème : "Introduction des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication dans le système de fonctionnement et de collaboration des ONG en Afrique de l'Ouest".

Elle a été l'occasion pour les participants de réfléchir sur les avantages et possibilités offertes aux ONG par l'utilisation des nouveaux médias. Cette rencontre nous a permis de reconnaître la capacité de ces nouveaux médias à dynamiser et fiabiliser le système de fonctionnement et de communication dans nos institutions respectives. L'importance de valoriser la production, le traitement, la gestion des données sous forme électronique, la nécessité de parvenir rapidement à une maîtrise des stratégies d'échanges d'expérience et la nécessité de coordonner nos actions et efforts sur le plan sous-régional ont été également affirmés.

C'est cela qui a conduit les participants à la création du Réseau électronique ouest-africain des Partenaires au développement de l'enfant (REP) et dont les principes généraux vous seront exposés dans les développements qui vont suivre.


1- La philosophie du REP

Il est maintenant courant d'entendre que l'argent, les marchandises, le savoir, l'information et les techniques circulent de plus en plus vite et que la planète devient un village. Il faudrait donc désormais, comme je l'ai souligné bien avant, que les acteurs comprennent la nécessité de se regrouper afin de lutter ensemble; il faut ainsi articuler les différentes échelles, tisser, regrouper, lier les hommes entre eux, créer des ponts entre les hommes et leur savoir-faire. D'où la création du REP.

De ce fait, la philosophie du REP se fonde sur 3 principales forces : Articuler, Changer et Agir.


Articuler

Il s'agit de répondre à l'interrogation suivante : "Comment trouver des stratégies et une capacité d'agir pour les enfants, face à des défis planétaires, à un monde à la fois complexe, interdépendant, et égoïste ?"

La force du REP réside en ce que ses membres conjuguent leurs efforts et coordonnent leurs actions selon deux principes :

- Penser et agir à la fois localement et globalement;

- Bâtir des solutions autour de problèmes réels et communs.


Changer

Saint-Exupéry disait ceci : « Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente; car nos différences sont nos richesses ».

Ainsi l'objectif de l'échange est-il surtout de découvrir ensemble des principes communs au-delà de toutes nos différences.


Agir

C'est la participation des membres d'un réseau à titre individuel qui assure l'efficacité des échanges et de l'action. Ainsi le REP est-il animé par une énergie continue insufflée par chacune des organisations membres.

L'action est la condition première de vie d'un réseau. C'est pour cela que le REP s'appuie sur les deux fondements suivants :

- La Réciprocité

Il s'agit là du principe du troc et du principe de la coopération, car à l'image d'une auberge espagnole le réseau ne dispose que de ce que chacun y apporte; comme on le dit couramment chez nous, c'est le rendez-vous du "donner et du recevoir".

- Les Règles

Elles désignent l'ensemble des codes, des textes, des disciplines, régissant l'organisation et le fonctionnement du réseau.


2- Les missions et objectifs du REP

La création du REP répond au souci des ONG ouest-africaines de disposer d'un cadre de rencontre, d'échanges, de collaboration et de coopération, et d'un système d'information et de communication fiable, via les nouvelles technologies. Ses objectifs sont entre autres de :

- Dynamiser le système de fonctionnement des ONG;

- Servir de trait d'union entre tous les acteurs et partenaires du développement de l'enfant;

- Renforcer les capacités organisationnelles des membres en matière d'information, de formation et de gestion;

- Favoriser l'accès des ONG et des populations aux nouvelles technologies en servant de cadre de sensibilisation, de recherche et de formation;

- Promouvoir des produits ou supports d'information scientifiques et techniques, nationaux ou locaux utilisant les nouvelles technologies pour l'enseignement, la recherche, sur des thèmes relatifs à l'enfant en Afrique de l'Ouest en particulier.


3- Orientations stratégiques

La Société de l'Information doit, pour se développer, s'appuyer sur un environnement qui assure une prestation universelle des services et l'accès, à des prix abordables et de façon équitable, aux avantages de l'Internet. Aussi le REP a-t-il opté pour une stratégie d'action fondée sur trois principales orientations :

a/ La sensibilisation et l'information des responsables d'ONG et d'Associations, des communautés de base, des jeunes, des femmes, sur les enjeux de la société de l'Information et les avantages liés à l'utilisation des nouveaux médias.

b/ La formation à l'utilisation des NTIC dans le cadre de structures formelles et non formelles.

c/ Le plaidoyer, auprès des autorités gouvernementales, pour faciliter l'acquisition de matériels informatiques et l'accès à l'Internet par les différents acteurs.

Je voudrais signaler ici l'intérêt particulier qui est porté aux jeunes par le REP, du fait que ceux-ci constituent la composante démographique la plus importante de la société mais aussi la plus ouverte aux changements et aux innovations.


4- Des services et activités du REP

Les activités qui seront menées par le REP sont de trois ordres :

a/ La création de bases de données

Il s'agit essentiellement des activités de production, de traitement et de gestion des données en les mettant sous diverses formes accessibles à tous.

b/ L'accès à Internet

Cette rubrique permettra aux ONG ou Associations membres du réseau, ainsi qu'à leurs partenaires, de disposer d'un cadre d'échanges à travers la messagerie électronique, les listes de distribution, les services WEB, les forums électroniques etc.

c/ Les activités annexes

Les autres prestations du réseau seront essentiellement les formations à l'utilisation des nouveaux médias, la sensibilisation et l'information, la recherche, les études comparées, etc.

Ainsi, pour sa première phase de fonctionnement prévue pour s'étendre sur 18 mois, les activités suivantes seront menées :

- La réalisation du Site WEB du Réseau

- La réalisation d'une base de données sur les membres du REP et leurs activités;

- La réalisation et la diffusion d'un bulletin électronique mensuel de liaison;

- Une série de formations et de conférences sur les enjeux des nouvelles technologies et l'utilisation de l'Internet;

- L'édition d'un répertoire des ONG intervenant en Afrique de l'Ouest;

- La mise en place d'un cybercentre communautaire;

- L'organisation de 3 rencontres de concertation entre les différents gouvernements et les acteurs de développement;

- L'organisation d'un Forum sous-régional de restitution et d'évaluation.

Comme je l'ai déjà dit, le défi majeur de notre temps est celui de se mettre au courant de tout ce qui s'y passe.

La vocation du REP ne sera pas seulement de promouvoir des outils techniques mais de faire en sorte de sortir collectivement de l'impuissance; de mobiliser, au service de tous, les connaissances et acquis pour mieux faire face aux défis qui assaillent l'humanité en cette fin de siècle et de millénaire.

Nous avons tous constaté l'importance pour chacun d'élaborer son expérience et de la transmettre aux autres. C'est la première étape de notre processus.

La seconde étape, encore plus importante, est l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Elles sont aujourd'hui l'outil capable de dynamiser le système de fonctionnement et de communication des ONG.

Œuvrer à ce que tous y accèdent, telle se veut l'ambition principale du REP.


Conclusion

Je voudrais terminer mon propos en soulignant, une fois de plus, le rôle capital que doit jouer la Francophonie dans ce combat d'appropriation des nouveaux médias.

Elle devra œuvrer en priorité à ce que soit effectivement mis en œuvre le plan d'action de la septième Conférence de Hanoi et la Déclaration de Montréal à savoir : démocratiser l'accès aux inforoutes, soutenir et renforcer l'aire de création, favoriser dans chaque pays l'accès aux informations gouvernementales et administratives, faciliter et appuyer l'appropriation par les pays francophones des nouvelles technologies, informer et sensibiliser la jeunesse etc.

Elle devra se battre pour soutenir la coopération Nord-Sud afin qu'effectivement nous nous retrouvions tous, comme on le dit chez nous, autour d'un même plat, c'est-à-dire un même idéal.

Relier entre eux des femmes et des hommes œuvrant pour que le monde soit plus vivable, moins excluant, plus démocratique, plus riant, de façon à constituer une intelligence collective mise au service de chacun, voilà ce qui ressemble fort à une utopie, mais que nous devons, quant à nous, tenir comme une "utopie réaliste et réalisable".

 

Accréditation OING Francophonie

Sommaire des Actes de la XVIIIe Biennale

SOMMAIRE

XVIIIe Biennale de la langue à Ouagadougou 1999

L'expression du droit. Le français, langue africaine et internationale.

La jurisfrancité. Le Burkina-Faso et la francophonie


Préface de Roland ELUERD

Remerciements de Roland ELUERD


SEANCE SOLENNELLE D'OUVERTURE

Allocution de Roland ELUERD

Allocution d'Hélène GUILLERMOU

Allocution de Jeanne OGEE

Discours de bienvenue de Filiga Michel SAWADOGO

Allocution de S. E. Maurice PORTICHE

Discours solennel d'ouverture de S. E. Youssouf OUEDRAOGO

Message de Sheila COPPS

Message de René MONORY

Message d'Anne MAGNANT

Message de Stelio FARANDJIS

Message de Franck BOROTRA

Allocution de Marcel BEAUX

Message de Jacques LEGENDRE


I L'EXPRESSION DU DROIT

Le français, langue africaine et internationale

Jean CLUZEL

A. Le temps et l'espace

Jean-Claude TAHITA

Albert DOPPAGNE

Yvaine BUFFELAN-LANORE

Ouango Paul ZEMBA

Paul SABOURIN


B. Les domaines et les nouvelles technologies

Edmond JOUVE

Pierre LERAT

Jean-Paul BUFFELAN-LANORE

Karl CROCHART


C. La jurisfrancité

Shaheda PEEROO

Pierre DECHEIX

Michel DOUCET

Alain A. LEVASSEUR

Alain LANDRY

Floiran TAVARES

Ridha MEZGHANI


D. Expressions littéraires du droit

Oumar KANOUTE

Mariana PERISANU


II. LE BURKINA FASO ET LA FRANCOPHONIE

A. Structures institutionnelles

Paul Ismaël OUEDRAOGO

Baba HAMA

Salaka SANOU

Urbain AMOA

Herman ZOUNGRANA

Patrick BERGEN

Jean R. GUION

Simon COMPAORE


B. Langues, littératures et enseignement

Michel TETU

Lise SABOURIN

Alain VUILLEMIN

Gisèle PRIGNITZ

Youssouf OUEDRAOGO

Auguste Robert NEBIE


C. Table ronde «La littérature burkinabè: présence de l'oralité, place dans l'enseignement »

Jacques CHEVRIER

Alain Joseph SISSAO

Joseph PARÉ

Louis MILLOGO

Maître Titinga Frédéric PACERE


Discours de clôture de Roland ELUERD

Vœux de la XVIIIe Biennale

Liste des participants


A la Une

Les Actes de la XVIIIe Biennale à Chicago sont consultables en ligne à l'adresse suivante https://www.biennale-lf.org/les-actes-de-la-xxviiie-biennale.html